Signature d’un accord de partenariat entre la Mutuelle panafricaine de gestion des risques et le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies en vue du renforcement de la préparation aux épidémies

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Mohamed Beavogui, SSG et Directeur général de l’Institution de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (à droite) et Dr John Nkengasong, Directeur du Centre africain pour le contrôle des maladies (à gauche) à l’occasion de la signature de l’accord de partenariat lors de la TICAD7 en cours à Yokohama, au Japon

«Cela s’inscrit dans notre collaboration stratégique et technique en cours pour fournir aux États membres de l’UA un éventail d’outils de gestion des risques, y compris l’alerte précoce, la planification d’urgence et des options de financement alternatives pour lutter contre les épidémies de maladies infectieuses. Les prochaines étapes consisteront à explorer la rapidité avec laquelle nous pourrons aider les gouvernements à commencer à renforcer leurs capacités en matière de réduction et d’atténuation des risques avant la prochaine flambée… »– Mohamed Beavogui, sous-secrétaire général des Nations Unions et Directeur général de l’ARC

Yokohama, le 28 août 2019 – La Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) et le Centre africain de contrôle des maladies (CDC afrique) ont signé un accord de partenariat visant à établir un cadre de collaboration en vue d’aider les États membres de l’Union africaine à renforcer leur préparation et leur réponse d’urgence aux maladies infectieuses de nature épidémique.

L’ARC et le CDC Afrique ont travaillé ensemble, en collaboration avec d’autres parties prenantes, à l’établissement de «l’Indice de préparation aux épidémies en Afrique », un projet novateur visant à renforcer l’évaluation de la préparation aux épidémies dans le cadre du respect du Règlement sanitaire international (RSI 2005).

 «Cet accord s’inscrit dans notre collaboration stratégique et technique en cours pour fournir aux États membres de l’UA un éventail d’outils de gestion des risques, y compris l’alerte précoce, la planification d’urgence et des options de financement alternatif contre les maladies infectieuses », a déclaré Mohamed Beavogui, SSG des Nations Unies et Directeur général de l’ARC. «Les prochaines étapes consisteront à explorer la rapidité avec laquelle nous pourrons aider les gouvernements à commencer à renforcer leurs capacités en matière de réduction et d’atténuation des risques avant la prochaine flambée. Il s’agira, en particulier, d’encourager la priorisation des investissements dans les plans de préparation et d’intervention d’urgence afin de se remettre efficacement des événements de santé publique », a-t-il conclu.

Le programme d’assurance contre les foyers et les flambées épidémiques (O&E) de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques a vu le jour à la suite de la crise dévastatrice de 2014 causée par le virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Les enseignements tirés de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest ont révélé qu’outre les faiblesses des systèmes de santé, la lenteur des financements imprévisibles était l’un des principaux facteurs contribuant à l’incapacité de la Guinée, de la Sierra Leone et du Libéria à réagir rapidement aux flambées initiales. Par conséquent, la Conférence des Parties de l’ARC, les États et les ministres africains des Finances, ont réclamé en 2015 un produit répondant aux besoins de financement de l’Afrique afin de contenir les épidémies de virus et de maladies communes au continent africain, ainsi qu’en cas de propagation ou de transmission secondaire.

«La mise en place de plateformes d’alerte rapide et de surveillance des interventions permettant de traiter toutes les urgences sanitaires de manière rapide et efficace en vue de soutenir la préparation et la réponse aux urgences en matière de santé publique est essentielle pour notre travail », a déclaré le Dr John Nkengasong, directeur du CDC pour l’Afrique. «Notre partenariat avec l’ARC consolidera cet effort et fournira une bonne synergie pour aider les États Membres à faire face aux urgences sanitaires, en plus de promouvoir des partenariats essentiels pour lutter contre les maladies émergentes et endémiques et les autres urgences de santé publique », a-t-il fait remarquer.

Le CDC pour l’Afrique aide tous les pays africains à améliorer leur niveau de surveillance, d’interventions d’urgence et de prévention des maladies infectieuses. Cela inclut la lutte contre les épidémies, les catastrophes naturelles ou d’origine humaine, ainsi que les événements de santé publique présentant un intérêt régional et international. Il cherche en outre à renforcer la capacité de réduction de la charge de morbidité sur le continent. Il s’agit d’une institution technique spécialisée de l’Union africaine qui sert de plateforme aux États membres pour partager leurs connaissances, échanger les enseignements tirés, renforcer leurs capacités et se fournir une assistance technique mutuelle.

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques est un modèle innovant, rentable qui prouve qu’il est en mesure d’aider les États Membres à renforcer leurs capacités à mieux planifier, se préparer et faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux catastrophes naturelles, assurant ainsi la sécurité alimentaire de leurs populations. Depuis 2014, les États membres ont signé 32 contrats d’assurance représentant 73 millions USD de primes versées pour une couverture d’assurance cumulée de 553 millions USD en vue de la protection de 55 millions de personnes vulnérables dans les pays participants.

L’ARC profite aujourd’hui de son expertise pour aider à lutter contre certaines des plus grandes menaces auxquelles le continent est confronté, y compris les foyers et les flambées épidémiques.

Pour plus d’informations : www.africanriskcapacity.org

CONTACT AVEC LA PRESSE :

Chinedu Moghalu chinedu.moghalu@arc.int; chinedu.moghalu@wfp.org

Contact pour le programme d’assurance O&E de l’ARC : Robert Kwame Agyarko, robert.agyarko@arc.int

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