Madagascar reçoit 2,13 millions de dollars de la Société d’assurance de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques pour la couverture des risques liés à la sécheresse

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Johannesburg, Afrique du sud, le 3 juillet 2020 – Le gouvernement de Madagascar a reçu, le 2 juillet à Antananarivo, un chèque symbolique de 2,13 millions de dollars américains de la Société d’assurance de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC Ltd) pour couvrir la perte des moyens de subsistance de sa population causée par les catastrophes climatiques.

Ce paiement de l’ARC est la prime d’une assurance contre la sécheresse souscrite par Madagascar avec le soutien de la Banque africaine de développement à travers l’Initiative africaine de financement des risques de catastrophe (ADRiFi), qui a financé la totalité de la prime d’assurance pour l’année 2019-2020 en vue du transfert souverain du risque de sécheresse pour la Grande Île.

Le paiement des indemnités sera effectué pour protéger la vie et les moyens de subsistance de 600 000 personnes vulnérables touchées par la sécheresse, afin de les empêcher de recourir à un mécanisme d’adaptation nuisible, comme la consommation de leurs semences, la vente de matériel agricole, les déplacements internes ou la migration forcée. Ces populations, frappées par les catastrophes climatiques, ont été rendues vulnérables par de mauvaises récoltes lors de la saison qui vient de s’achever.

Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances, Richard Randriamandrato représentant  le Gouvernement Malagasy durant la cérémonie de remise officielle a affirmé durant son allocution que: « La mutuelle d’assurance panafricaine de gestion de risque aux sècheresses est une des solutions pérennes pour renforcer les efforts du Gouvernement et des partenaires dans le Grand Sud de Madagascar et témoigne l’entraide entre les pays amis africains à faire face aux catastrophes naturelles plus particulièrement la sècheresse ». Un tel mécanisme est bénéfique pour Madagascar car il nous permettra de sécuriser l’environnement des agriculteurs et les moyens de subsistance des populations vulnérables dans le Grand Sud victime de la sécheresse récurrente ainsi que de conserver leur capital de production. Les interventions précoces à mettre en œuvre avec ce fonds seront axées sur le transfert monétaire et ACT (Argent Contre Travail) pour 15.000 ménages vulnérables, l’appui nutritionnel pour les 2000 enfants moins de 5ans et l’approvisionnement en eau de 84.000 ménages. Ainsi, le renforcement de ce mécanisme d’assurance ne fait que favoriser la mise en œuvre de la Politique et de la Stratégie Nationale de la Gestion des Risques et des Catastrophes à Madagascar notamment la promotion de la résilience financière face aux aléas climatiques.  

Madagascar fait face à des risques de catastrophe liés à un climat de plus en plus variable, qui s’ajoutent à une insécurité alimentaire généralisée. En raison de sa position géographique, le pays est vulnérable à divers chocs climatiques. Outre les cyclones, l’île de l’Océan indien est confrontée à des inondations et des sécheresses avec des conséquences dévastatrices, qui exercent une pression sur les finances publiques et la croissance du PIB réel.

Selon la Banque africaine de développement, les catastrophes naturelles survenues à Madagascar en 2017 ont causé environ 420 millions de dollars américains de dommages collatéraux. C’est dans ce contexte que Madagascar a rejoint, en octobre 2019, le Groupe VI de pays assurés par l’ARC contre les risques de sécheresse pour la campagne agricole 2019-2020, au titre des pays pilotes du programme ADRIFI.

Dans son discours, le sous-secrétaire général des Nations unies et directeur général de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques, Mohamed Beavogui, a déclaré : « Le versement d’indemnité effectué par l’ARC pour soutenir la population touchée par la sécheresse dans le Grand Sud de Madagascar a été rendu possible par le leadership et l’engagement du gouvernement de Madagascar à protéger sa population. Nous remercions également la Banque africaine de développement pour son soutien louable à travers le programme ADRiFi. C’est un vibrant témoignage du fait que la collaboration entre les gouvernements africains et les partenaires au développement, à l’intérieur et à l’extérieur de la région, en utilisant des approches de marché, peut grandement contribuer à sauver les gains de développement sur le continent ».

« Notre objectif, en travaillant avec les États membres pour fournir une assurance contre les risques de catastrophe, est de promouvoir la résilience et de fournir une protection financière à la population vulnérable en cas de péril », a déclaré le directeur exécutif de la Société d’assurance de l’ARC, Lesley Ndlovu avant d’ajouter : « Nous sommes heureux que ce paiement aide le gouvernement à soutenir rapidement la population affectée à se reconstruire et à se remettre des effets de la sécheresse, tout en les empêchant de recourir à des mécanismes d’adaptation nuisibles ».

L’ARC et la Banque africaine de développement ont signé, en mars 2017, un protocole d’accord pour aider les États africains à gérer les risques de catastrophe naturelle et à être mieux préparés à répondre de manière efficace aux risques liés au climat qui affectent gravement le continent. C’est dans ce cadre que la Banque a apporté son appui financier au gouvernement malgache pour le paiement de sa prime d’assurance sur une période de cinq ans (2019-2023) à travers le programme ADRiFi.

« Le versement de l’indemnité, moyennant le contrat d’assurance, arrive à point nommé, Madagascar étant également confronté au défi de la pandémie de Covid-19. Cela montre que les programmes de transfert des risques sont à même d’aider les pays à gérer les catastrophes liées au climat et à desserrer la pression sur les finances publiques lorsque de multiples crises se produisent », a déclaré Jennifer Blanke, la vice-présidente chargée de l’agriculture, du développement humain et social au sein de la Banque africaine de développement.

Avec l’appui du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la Suède, de la Suisse, du Canada, de la France, de la Fondation Rockefeller et des États-Unis, l’ARC aide les États membres de l’Union africaine à réduire les risques de pertes et de dommages causés par les événements météorologiques extrêmes affectant les populations africaines en apportant, à travers une assurance souveraine des risques de catastrophe, des réponses ciblées aux catastrophes naturelles de manière plus opportune, économique, objective et transparente. L’ARC utilise désormais son expertise pour aider à lutter contre d’autres menaces majeures auxquelles le continent est confronté, dont les foyers et les flambées épidémiques.

Depuis 2014, 45 contrats d’assurance ont été signés par les États membres de l’ARC, ce qui représente 83 millions USD de primes versées pour une couverture d’assurance totale de 602 millions USD en vue de la protection de 54 millions de personnes vulnérables dans les pays participants.

« L’adhésion de Madagascar dans le mécanisme d’assurance aux sécheresses dans le cadre de ce programme ADRiFi, est une belle initiative et bien réjouissante. La collaboration entre le Gouvernement Malagasy, l’ARC et la BAD est toujours aussi fructueuse en termes de développement de mécanisme de protection financière face aux risques de catastrophe. La pérennisation de cette collaboration tripartite nous permettra d’ouvrir des portes d’extensions vers d’autres zones à risques du pays voire pour d’autres types d’aléas climatiques comme le cyclone, l’inondation et l’épidémie, » a déclaré le Général de Brigade Aérienne Mamy Razakanaivo, Secrétaire Exécutif de la CPGU (Cellule de Prévention et d’appui à la Gestion des Urgences) au sein de la Primature étant le superviseur du programme ARC à Madagascar.

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À propos de l’ARC :

Avec l’appui du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la Suède, de la Suisse, du Canada, de la France, de la Fondation Rockefeller et des États-Unis, l’ARC aide les États membres de l’Union africaine à réduire les risques de pertes et de dommages causés par les événements météorologiques extrêmes affectant les populations africaines en apportant, à travers une assurance souveraine des risques de catastrophe, des réponses ciblées aux catastrophes naturelles de manière plus opportune, économique, objective et transparente. L’ARC utilise désormais son expertise pour aider à lutter contre d’autres menaces majeures auxquelles le continent est confronté, dont les foyers et les flambées épidémiques.

Depuis 2014, 45 contrats d’assurance ont été signés par les États membres de l’ARC, ce qui représente 83 millions de dollars américains de primes versées pour une couverture d’assurance totale de 602 millions de dollars en vue de la protection de 54 millions de personnes vulnérables dans les pays participants.

À propos de la Banque africaine de développement :

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement et le Fonds spécial du Nigeria. Le Groupe possède des bureaux dans 34 pays africains et un bureau au Japon. La Banque africaine de développement contribue au développement économique et au progrès socio-économique de ses 54 États membres régionaux.

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Responsable de la communication

CPGU/Primature, Antananarivo, Madagascar  

faharivelo@gmail.com

Médias de la DIC-CUA

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Chargé de communication

DIC-CUA

Commission de l’Union Africaine / Mob: +251911-200922

thabitma@african-union.org             

AMI

Alain Ngono

Chargé de communication principal                

Initiative pour les médias africains (AMI)                                                   

Mob : +254 (0) 789 15 38 27                                                          

angono@africanmediainitiative.org

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